
La surveillance du puceron vert du pêcher (vecteur principal de la jaunisse virale) et du puceron noir de la fève (vecteur secondaire) est coordonnée entre les services phytosanitaires cantonaux et le CBS dans le cadre d'un réseau de surveillance.
Les premiers pucerons verts du pêcher ont fait leur apparition dans les régions précoces. Les derniers contrôles effectués n'ont montré qu'un seul dépassement de seuil dans une parcelle de la Broye. Le vol semble faible pour le moment.
Les conditions météo actuelles ne leur sont pas favorables. Ce qui est plutôt positif, car la betterave peut, elle, continuer à se développer et devenir naturellement plus résistante aux infections virales (au- delà du stade 12 feuilles).
Les exploitations en zones précoces qui souhaitent effectuer une lutte contre les pucerons verts peuvent débuter, mais au vu des conditions de la semaine, rien n'est urgent.
Pour 2026, les produits contenant les matières actives flonicamide, spirotétramte et acétamipride (soumis à autorisation spéciale) sont à nouveau autorisés, à raison d'une application par matière active.
Commencer avec les produits à base de flonicamide (Teppeki 0,14 kg/ha) ou spirotétramate (Movento SC 0,45 l/ha) puis renouveler la protection tous les 10 à 12 jours (en fonction du développement de la betterave).
L’acétamipride (Gazelle SG, 200g/ha) a une certaine efficacité sur charançon. Cette matière active est donc à privilégier pour la dernière intervention, ceci afin de faire coïncider le dernier traitement puceron avec l’arrivée potentielle des charançons qui est plus tardive (la présence du charançon sera communiquée par le réseau). Une autorisation spéciale pourra être demandée pour une application d'acétamipride sur charançon.
Les traitements contre le puceron vert du pêcher ont en outre un effet sur le puceron noir de la betterave.
Remarques :
Pour l'instant, assez peu de pucerons noirs sont observés dans les parcelles.
Pour le moment, seule leur activité de sussion est à craindre. Des betteraves bien développées ne devraient pas être trop péjorées. Mais une attaque massive peut entraîner un blocage et un dessèchement des plantes.
Le seuil d'intervention contre le puceron noir est atteint lorsque 80% des plantes au stade 6 feuilles présentent des pucerons noirs.
Le produit Pirimor est un aphicide qui peut être employé contre le puceron noir. Il n'a peu, voire pas d'effet sur le puceron vert.
Il peut être judicieux d'attendre avant d'intervenir, suivant le degré d'infestation, pour laisser le temps aux auxiliaires de s'établir et de réguler les pucerons de manière naturelle.

Divers auxiliaires se nourrissent de pucerons, notamment les coccinelles. Les coccinelles sont bien présentes en ce moment. Il faut laisser assez de temps aux auxiliaires pour qu'ils puissent se nourrir des pucerons. Une intervention trop précoce avec un insecticide autre qu'un aphicide spécifique comme Pirimor,est nocive pour les auxiliaires et empêche une régulation naturelle.
