
Cette année, on a à nouveau constaté dans certaines régions de Suisse romande une recrudescence de l'ergot, y compris dans le blé. L'ergot infecte les céréales pendant la floraison, le seigle étant le plus sensible. L'infection provient des graminées à floraison précoce. Ainsi, ces dernières années, on a observé une augmentation des cas dans les parcelles contenant par exemple du ray-grass résistant. Mais le manque d'hygiène en bordure des champs contribue également au risque d'infection. Les bordures des champs doivent être fauchées avant la floraison des céréales.
Les grains noirs (sclérotes) constituent la base des infections pour la saison suivante. Ces sclérotes restent infectieux pendant 3 ans. Comme ils tombent au sol dans les parcelles touchées, il est recommandé de les enfouir à plus de 10 cm de profondeur, de préférence par un labour. Pour les exploitations pratiquant strictement le semis direct, il est recommandé de faire une pause d'au moins 2 ans dans la culture des céréales sur une parcelle fortement infestée.

Cette maladie est causée par un virus transmis par des pucerons. Les dégâts sont visibles au printemps : plantes nanifiées et jaunissement des jeunes feuilles. Pour qu’il y ait infection, il faut une présence simultanée d’une source de virus (p.ex. repousses de céréales, cultures de maïs ou avoine en culture dérobée), de pucerons ailés et d’une céréale au stade sensible (1 à 3 feuilles). Le risque est accru lors d’automnes doux, favorables au vol des pucerons. Le report de la date de semis est la mesure la plus efficace (début octobre). La destruction des repousses de céréales avant la levée des nouveaux semis permet de réduire le risque.
Les mycotoxines sont produites
par des champignons pathogènes du genre Fusarium.
Ils peuvent infecter les épis des variétés sensibles en cas de pluies durant la floraison des blés. On ne peut certes rien faire contre la
météo propice aux infections, mais on peut d’une part opter pour des variétés
de blé peu sensibles à la fusariose sur épis (voir liste recommandée FT 2.21)
et d’autre part réduire l’inoculum (la source d’infection). Pour ceci, deux
leviers peuvent être actionnés : la rotation et le travail du sol. L’implantation
d’un blé après maïs, surtout le maïs grain, présente un risque élevé,
particulièrement en non-labour. Par conséquent, le broyage fin des chaumes de
maïs, suivi d’un labour, réduit fortement ce risque. Pour rappel, il n’y a pas
de contributions pour les techniques culturales préservant le sol pour une
culture de blé ou triticale après maïs.