Bulletin Phytosanitaire

du 26 mai 2026

Fusariose sur épi

Stades phénologiques: dernière feuille étalée (CD 39) à floraison (CD 61).

La fusariose sur épi porte préjudice non seulement au rendement, mais aussi et surtout à la qualité du blé. Les champignons responsables de cette maladie produisent des mycotoxines nocives pour la santé humaine et animale. Il convient donc de prévenir autant que possible toute infestation.

Le risque est accru sur variétés sensibles (p. ex. Piznair, Axen, Cadlimo, ...) en cas de non-labour, après maïs. En évitant ces situations, il est possible de réduire considérablement l'infestation par le fusarium. Le choix d'une variété tolérante permet également de lutter contre ce fléau.

Le risque d'infection dépend de la quantité d'inoculum présent en surface du sol (variable selon la culture précédente et le travail du sol) et des conditions météorologiques durant la floraison. Tant que les conditions restent sèches, aucun traitement n'est nécessaire. En cas de précipitations ou d'humidité élevée avec des températures d'environ 25 °C, le champignon peut se multiplier et se propager par la pluie et le vent.

Si le risque d'infection est élevé, un traitement contre la fusariose sur épi peut être effectué dès le début de la floraison (CD 61). Des interventions trop précoces ne protègent pas contre cette maladie; le fongicide devrait être placé au max 2 jours avant ou après des précipitations. 

La meilleure efficacité est atteinte avec des buses à double jet et un fongicide contenant du prothioconazole (p.ex. Proline). Si le temps reste sec pendant la période entre épiaison et début floraison, le traitement n'est pas nécessaire.

Le risque peut être estimé à l'aide de la FT Agridea 2.5.12. Il dépend de la variété, du précédent, de la gestion des résidus du précédent et de météo à la floraison.

Un blanchiment des épis indique une possible attaque de fusariose.

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