
Le colza peut absorber, en fonction de son développement et jusqu'au stade 10 feuilles, entre 60 et 80 kg N/ha. Cette quantité ne correspond toutefois pas nécessairement à la dose d’azote à apporter.
Selon le précédent cultural, aucune fertilisation azotée ne devrait parfois être réalisée. Il convient de tenir compte des réserves du sol et de la minéralisation naturelle.
Après une céréale, un apport de lisier d'environ 30 kg N/ha est recommandé. Si la paille est laissée au champ, elle devrait être bien incorporée au sol. L’apport de lisier peut être également incorporé, légèrement augmenté et réalisé plus tôt.
Après des plants de pommes de terre ou d’autres cultures sarclées récoltées précocement, il est possible de renoncer totalement à une fertilisation azotée, car le sol contient généralement suffisamment d’azote assimilable par les plantes. Cela est particulièrement vrai lorsque des engrais de ferme sont utilisés régulièrement dans la rotation culturale.
Dans certaines régions, les disponibilités en lisier dépassent les besoins à l’automne. Pour les exploitations ayant recours à une fertilisation azotée minérale à cette période, le lisier constitue une alternative pertinente, permettant à la fois de couvrir les besoins de la culture et d’améliorer la valorisation des engrais de ferme. Les possibilités d’épandage doivent toutefois être évaluées dans le respect des exigences du Suisse-Bilanz.
Lorsque le phosphore et le potassium sont apportés sous forme minérale, une application au printemps présente une efficacité supérieure d’environ 10 % par rapport à un apport automnal.