
La chrysomèle des racines du maïs n'est plus considérée comme un organisme de quarantaine. Depuis le 1er janvier 2026, la lutte contre cet organisme est régie par la nouvelle ordonnance sur les mesures de lutte coordonnées contre les organismes nuisibles aux cultures (RS 916.23).
Les femelles pondent leurs œufs dans les parcelles de maïs vers la fin de l’été. Les larves éclosent en mai de l'année suivante. Si du maïs pousse à nouveau sur ces parcelles, elles vont s’attaquer à ses racines, le temps de terminer leur cycle de développement et de s’envoler pour coloniser d’autres parcelles de maïs. Si une culture autre que du maïs est en place sur la parcelle au moment de l’éclosion, les larves ne survivent pas car elles ne sont pas mobiles.
Sur le territoire cantonal, 14 pièges ont été disposés dans des champs de maïs, selon les directives fédérales. A ce jour, des chrysomèles ont été capturées dans sept pièges : à Villars-sur-Glâne, Cressier, Botterens, Ursy, Mont-Vully, Bösingen et à Saint-Aubin.
Les pièges seront contrôlés jusqu’à la mi-septembre. A l’issue de la campagne, une « zone de sécurité » d’un rayon de 10 km autour des captures sera délimitée. Il sera interdit d'y cultiver du maïs en 2027 sur les parcelles ayant eu du maïs en 2026.
Par précaution, il est recommandé de renoncer systématiquement à remettre du maïs l'année prochaine sur les parcelles ayant eu du maïs cette année, à l'exception des parcelles ayant eu une prairie en antéprécédent (en 2025).