
La sécheresse seule ou associée au charançon a engendré des situations très critiques, voire un dépérissement total dans certains cas. Si les racines ne présentent pas de pourritures, la formation de nouvelles feuilles a pu avoir lieu. Mais certaines parcelles trop atteintes ne pourront pas être récoltées.
La Fédération suisse des betteraviers (FSB), le Centre betteravier suisse (CBS) et Sucre suisse (SUS) ont envoyé plusieurs communiqués conjoints.
Le dernier en date sert d'aide à la décision pour l'arrachage ou non des betteraves.
Les potentielles parcelles non livrées doivent faire l'objet d'une attention particulière.
Les betteraves doivent impérativement être retirées du champ ou détruites mécaniquement dans leur intégralité. Le but étant qu'elles pourrissent le plus rapidement possible et qu'elles ne puissent pas regermer. Ceci afin d'éviter d'importants problèmes liés aux repousses dans la culture suivante.
Il faudra dans tous les cas surveiller les potentielles repousses au printemps et intervenir chimiquement. La vigilance est de mise après des betteraves Smart Conviso, car seules les hormones (HRAC 4) auront une efficacité suffisante sur ces dernières.

À savoir :
En raison des conditions sèches et chaudes, les larves ont pu descendre tôt et profondément dans des collets peu formés. Selon l’intensité de l’attaque, le feuillage a parfois lui aussi été complètement anéanti par les galeries qu’elles ont creusées. Les parcelles en stress hydrique ont davantage souffert.

Le plus gros potentiel de dégâts se produit lorsque des champignons ou des bactéries se développent dans les galeries des larves au niveau du collet provoquant la pourriture de la racine.
La situation de stress hydrique que nous avons vécu a pu rendre particulièrement actif le rhizopus de la betterave, une pourriture due à un champignon, pouvant avoir de graves conséquences sur le rendement.
Symptômes : flétrissement et destruction des feuilles, pourriture du collet vers la pointe de la racine, la racine est molle et sent le vinaigre.
