
Comme le colza est capable de se développer rapidement et d’exercer ainsi une bonne concurrence sur les adventices, il est possible de faire l’impasse sur les herbicides dans les parcelles relativement propres, sans adventices problématiques (p.ex. matricaire, géranium, vivaces).
Dans ce cas, on peut opter soit pour le désherbage mécanique, soit pour le semis associé avec un couvert végétal.
Idéalement, il faut effectuer 1 à 2 faux semis avant la mise en place du colza, ceci permet de lutter contre les adventices annuelles et les repousses du précédent.

Désherbage mécanique : FT Agridea 6.3.1-2
Pour pouvoir intervenir de manière efficace avec la sarcleuse, une levée homogène est primordiale. Il est conseillé d’augmenter la densité de semis de 10%, le sarclage se fait plus près du rang surtout s’il n’y a pas de traitement en bandes. A partir du stade 4 feuilles du colza, il est possible de passer avec une sarcleuse.

Colza associé : FT Agridea 6.1.5-6
Cette méthode a pour but de cultiver du colza sans herbicide, aussi bien après un labour qu’en non-labour. Elle consiste à associer au colza un mélange composé essentiellement de légumineuses non hivernantes. Le semis du couvert se fait soit en un passage, mélangé avec le colza dans le semoir à céréales, soit séparément. Les espèces conseillées pour le couvert sont la lentille, la gesse et le fenugrec (en mélange). Le trèfle d’Alexandrie et la vesce peuvent survivre à des hivers peu rigoureux et ainsi causer des problèmes au printemps. Il est également fréquent d’ajouter du nyger (Guizotia) pour sa croissance rapide et son effet attractif sur les limaces. Le colza se sème, aussi bien que les espèces associées, à la densité normale, ce qui donne 200% de densité au total (100% colza + 100% couvert). Le semis est avancé de quelques jours.

Lors de levées importantes de graminées (repousses de céréales), il peut être nécessaire d’appliquer un graminicide spécifique (seuil de tolérance : 10 graminées/m2). Au printemps, l’herbicide Effigo permet de faire un désherbage de rattrapage en cas de forte présence de bleuets, gaillets ou matricaires. Si un désherbage chimique s’avère nécessaire, le droit aux contributions pour cultures sans herbicides tombe.