Bien qu'il n'y ait aucun insecticide autorisé contre le charançon du bourgeon terminal, il est aussi surveillé pour avoir une idée de la pression générale des ravageurs sur le colza. Jusqu'à présent, presqu'aucun charançon n'a été capturé dans le réseau de suivi fribourgeois.
Possibilités de lutte indirecte : Lutter contre les repousses de colza sur les parcelles voisines et lutter
contre les mauvaises herbes de la famille des crucifères dans les céréales
d'hiver.
A l’aide
des cuvettes (seul moyen de détection), surveiller les vols vers la mi-octobre.
Les adultes, très discrets (dégâts imperceptibles sur le colza en automne),
pondent dans les pétioles. La larve passe l’hiver dans le cœur des plantes et
détruit le bourgeon terminal. Cela peut conduire à un buissonnement ou à la
mort de la plante au redémarrage au printemps. Le charançon du bourgeon
terminal adulte est un coléoptère noir d’env. 3 mm dont l’extrémité des pattes est
rousse.

Des dégâts causés par les larves (chenilles noires) sont observés à certains endroits dans les régions précoces. Seuil d’intervention : 1 à 2 larves par plante au stade 3 à 6 feuilles. Les dégâts sont généralement plus impressionnants que réellement graves, surtout sur des colzas bien développés.
Tous les produits autorisés contre la
tenthrède de la rave sont soumis à une autorisation spéciale.
Sur les semis précoces, on peut trouver des larves (asticots blancs) qui
rongent les racines, surtout sur les plus grosses plantes. La croissance du
colza est freinée et les feuilles prennent une coloration rouge-violette en
raison d’une alimentation perturbée. D’autres causes peuvent être à l’origine
de ces colorations: sol compacté, phoma ou hernie du chou. Dans ces cas, il n’y
a pas de larves sur les racines. Aucun traitement n'est autorisé.